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Deux petits voyages historiques en guise d’introduction :Le café : au-delà des récits bibliques et légendaires, les premiers textes faisant référence au café datent du IXe de notre ère et nous viennent d’Ethiopie (Kaffa) où il poussait à l’état sauvage. Mais il est d’abord cultivé au Yémen dont la ville portuaire Moka donne d’ailleurs son nom au café de ces deux pays. De là, la boisson s’étend vers l’Empire ottoman (Turquie). Ce n’est qu’au XVIIe que se répandent sa consommation en Europe (les Turcs sont alors aux portes de Vienne) et sa culture dans le monde par la colonisation. Dès cette époque, la boisson se trouve préparée et servie essentiellement dans des lieux publiques, tels les grands cafés européens Zur blauen Flasche à Vienne, Tower Street – futur Lloyd’s – à Londres, Le Florian à Venise, Le Procope à Paris, El Greco à Rome… Si ces lieux de rencontrent n’offrent alors le café qu’aux classes sociales privilégiées, son service s’élargit vite au fil des siècles avec l’apparition des cafés, restaurants et bars, … pour finir, en "self", avec les cafétérias et automates. Sa consommation dans les foyers n’apparaît, elle, qu’au XIXe grâce à la croissance de la production, l’élévation du niveau de vie et la volonté des torréfactions artisanales et industrielles d’étendre leur marché. Le commerce du café, quant à lui, est à l’origine jalousement protégé par le Yémen où le café s’y négocie à la bourse de l’époque, le Bazar. La commercialisation du café en Europe commence avec l’exportation de plants, par les Hollandais et les Français, pour leur culture dans les colonies. Ainsi, en 1711, arrive à Amsterdam le premier lot important : 894 livres. Dès lors, le café va occuper une place croissante dans les échanges internationaux. Intégré aux marchés boursiers qui sont d’abord purement professionnels, les transactions le concernant ne cessent de croître depuis l’arrivée d’acteurs aux motivations spéculatives, au point que le café est aujourd’hui, après le pétrole, la matière première qui génère le plus grand volume d’échange.
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Carasso-Bossert SA :Il y a bientôt un siècle et demi, en 1866, François Prod'hom fondait à Genève la société "A la Case de l'Oncle Tom". La première torréfaction de Suisse romande était née ! De génération en génération (Prod’hom, Bossert, Carasso) s’accumula une expérience sans pareil. En 1986, dans le but précis de pérenniser cette tradition familiale et ce savoir-faire, Carasso-Bossert SA vit à son tour le jour, bénéficiant de ce patrimoine ayant aujourd’hui côtoyé trois siècles différents. |